Voyager nous laisse d'abord sans voix, avant de nous transformer en conteur ! Ibn Cattuta .

Les Météores signifie : " roches suspendues au ciel". D'après la Mythologie grecque, ces rochers ont été envoyés pour permettre aux ascètes de se retirer et prier ! C'est un des lieux les plus mystérieux de la Grèce . Ils se sont formés sous la mer, il y a 30 millions d'années . Le niveau de la mer ayant baissé , ils forment des falaises vertigineuses où au Moyen-âge 24 monastères ont été bâtis au prix d'incroyables difficultés .

Ce site est une formation géologique du nord de la Grèce, située dans la région de Trikala en Thessalie, dans la vallée du Pénée, à proximité de la chaîne montagneuse du Pinde . Ils abritent des monastères chrétiens orthodoxes perchés au sommet des falaises et pitons rocheux sculptés par l'érosion. Actuellement, il en reste 6 que nous pouvons visiter.

Installés en camping à Kastraki, nous partons à l'assaut de ces monuments à pied vers 9h30 et le soleil est de la partie ! 1,2,3 les mollets sont prêts car tout est montée ici .

Attention, tenue correcte exigée : pour les hommes, pantalon et pour les femmes robes qui cachent les genoux et bras couverts (il y a des paréos à disposition).

Sur la route de Kastraki, le 1er monastère est St Nicolas) où l'accès est raide.

Il a été fondé au milieu du XIVème siècle par le moine Nikanoras . Il est construit sur un pic rocheux de petite surface et comprend 3 étages .

Il contient une minuscule église carrée et d'importantes peintures post byzantines !

Grimpons sur le toit panoramique d'où la vue est grandiose !

D'après moi, c'est le plus riquiqui et peut-être le plus simple, où tout est mignon .

Pour moi, c'est là qu 'il y avait moins de touristes et qu'on a ressenti le plus de silence propice à la spiritualité et à la sérénité.

Puis : Le monastère du Grand Météore ou le monastère de la Transfiguration : le plus ancien et le plus grand où résident encore 6 moines, perché à 535m.

Dès 985, des ermites vivent dans des grottes .

Celui-ci fut fondé en 1382 et entre le XIVème et XVème 22 autres édifices

seront construits. On y accède alors difficilement par des cordes, des échelles, d'astucieux systèmes de filets accrochés à des poulies !

L'église présente des fresques remarquables de l'école crétoise du XVIème siècle.

Dans le musée du folklore, des armes, des costumes, illustrations du conflit italo-grec de 1940 ; (affiche où l'on voit un soldat allemand chuter de la falaise après avoir tenté d'accrocher un drapeau de la croix gammée) !

Le musée présente des pépites de toutes sortes ! Icônes ...

La marche, ça creuse et n'avions rien amené, heureusement, un food truck propose quelques restaurations rapides : feuilletés (byreks) aux légumes ou au poulet, sandwich panini satisferont notre faim, ouf !!

Le dernier monastère hissé sur un rocher vertical très étroit est Roussanou, on y accède par la route qui le surplombe. Ermitage depuis 1388, il fut transformé en couvent en 1545.

Il est toujours habité par une vingtaine de nonnes !!

Malgré des mollets bien affûtés, la fatigue se fait sentir et stoppons là, de toute façon, le suivant risque d'être fermé, il est pratiquement 16h.

Redescendons par la route bien encombrée de cars de tourisme, 4/4, camping-cars, vans, voitures, vélos électriques mais peu de piétons.

Sur un mont rocheux, quelques sportifs s'adonnent à l'escalade ou à la varappe.

Arrivons dans le village de Kastraki par la rue bordée de "tavernas", restaus, (beaucoup sont à table et déjeunent ou dînent ?? On se demande quels sont leurs horaires de repas), hôtels, magasins de souvenirs, cartes postales, épiceries,

(achats de quelques cartes et timbres), et atteignons le camping à 17h, bien flappis, pressés de nous reposer avec une bière ou un sweepes après 16kms d'après Loïc et 13 kms, d'après Pierre, avec la même application !! Cherchez l'erreur !

Douches,

cuisine, Martine est encore au fourneau : omelette aux pommes de terre, salade .

Toujours la belote, ce soir, chaque "paire"a gagné une partie !

Puis, Loïc nous installe le lit (il faut le descendre) nous nous endormons bien vite dans les bras de morphée !